Cellulaire

Publié le par trebiar

Le monde civilisé ne disparaît pas dans un bruit de tonnerre ou un gémissement. Il finit sur un simple appel de votre portable. On se souviendra de ce qui est arrivé un bel après-midi de 1er octobre, comme de 'La Pulsation'. Un signal envoyé à tous les portables qui transformera leurs utilisateurs en quelque chose de... comment dire ?, pas tout à fait humain. Sauvage, meurtrier, d'une violence aveugle et déchaînée. Acte terroriste ? Canular cybernétique devenu incontrôlable ? Peu importe aux rescapés de cette attaque technologique. Ce qui leur importe avant tout, c'est de s'en sortir. Un groupe de 'Normaux' - c'est ainsi qu'ils se considèrent - se rassemblent alors sur le terrain de sport d'un lycée où, dans la clarté de la lune, les attend une chose monstrueusement terrifiante.

La critique par Michaël Meunier

Après avoir promis de s'arrêter d'écrire, histoire de laisser un peu de place aux autres sur les linéaires surchargés des librairies, le King est de retour. L'écriture, c'est plus fort que tout ! Et il revient en force avec un roman d'horreur qui s'affirme dès les premières pages avec des tableaux successifs très cinématographiques, rappelant les meilleurs moments de frissons sanguinolents de films comme ‘Zombie’ de Romero, à qui est d'ailleurs dédié le livre.
Après nous avoir coupé le souffle au démarrage, King nous installe petit à petit dans un rythme plus pépère aux côtés de ses personnages, nouveaux Robinsons dans un monde éparpillé, dans tous les sens du terme. D'ailleurs, de la boucherie introductive ne resteront que quelques passages dégoulinants mais plutôt passifs dans le reste du roman. King préfère nous placer au centre des discussions parfois très philosophiques (on cite Kant et Jung) que mènent ses héros, ou plutôt ses survivants. Chacun va révéler sa nature ou la découvrir, devant se faire violence (est-ce possible plus que ce qu'ils ont pu vivre ?) pour sortir ses tripes qui lui permettront de rester un petit peu plus longtemps sur cette terre. Si on peut encore en avoir envie vu le nouveau visage des voisins.
Malgré quelques lenteurs de narration, une spécialité de King, l'histoire se déroule aisément et nous amène à nous poser aussi les questions existentielles de la vie : ne faudrait-il pas un grand chaos afin de tout recommencer ? Mais si c'était pire ? C'est fou comme quelques zombies mangeurs de cervelles peuvent remuer les méninges, non ?

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Publié dans Cinéma - Roman

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T
Assurément pas le meilleur King, Mais il se lit trés facilement... <br /> Et reste un bon livre... On se pose des questions.....<br /> <br /> Et c'est ce que l'on peut demander à un bon livre....
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